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Solidaire du Chocolat - 1ère Transat Solidaire à la voile entre la France et le Mexique
>> Flash info : Victoire de Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy (Initiatives - Novedia) en 26j 16h 35min

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21/11/09
Arnaud Aubry (Adriatech) à son arrivée à Progreso

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La magie maya pour la victoire de Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy !




14/11/09 Tanguy De Lamotte et Adrien Hardy (30 Initiatives Novedia) accueillis en vainqueur à Progreso - © Bruno Bouvry - Images de Mer Après 26 jours 16 heures et 35 minutes de mer, décrocher une première grande victoire au terme d'une course d'envergure marquée par la virulence des éléments est déjà un événement fort dans la carrière des jeunes navigateurs Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy. Mais, quand la magie de l'accueil du peuple maya s'en mêle avec son lot d'images insolites, ses danses rituelles et ses offrandes, l'émotion coule à flot et fait chavirer les coe urs. Riche de sa culture et de son patrimoine historique qui a brillé de mille feux dans la fièvre d'une nuit tropicale, le Yucatan a accueilli les deux jeunes complices d'Initiatives-Novedia comme des rois. Retour sur leur arrivée et leur victoire. A Progreso, la Solidaire du Chocolat entre la France et le Mexique affiche encore toute sa singularité sur fond d'échange, de partage et de découverte...!

Mots chocs : Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy : flot de mots chocs au terme d’une course corsée


L’arrivée, la victoire
Tanguy : « C’est bon ! Ce n’est que du bonheur ! C’est vrai que 26 jours, c’est un peu long. Nous sommes désolés d’avoir un peu traîné dans les derniers milles jusqu’à l’arrivée, mais nous sommes très impressionnés par l’accueil que nous recevons ici : ce feu d’artifice quand on coupe la ligne, cette cérémonie maya à la sortie du bateau, c’est très impressionnant. Avant le départ, nous visions le podium et plus si affinités et si on naviguait bien. Je croyais en cette victoire. »
Adrien : « Cet accueil, c’est inattendu et très émouvant. Nous pensions qu’il n’y aurait pas grand monde au milieu de la nuit et nous sommes très étonnés de voir ces danses, de recevoir tous ces cadeaux…J’en suis très touché et très ému. »



Les conditions
Tanguy : « Nous avons rencontré des conditions particulièrement difficiles. Dans le dernier virement de bord à l’issue de la 6ème dépression, nous nous sommes regardés avec Adrien : nous étions vraiment à bout de forces. Le bateau aussi a beaucoup enduré, on a même calculé qu’il a pris, au rythme d’un choc toutes les 30 secondes, à peu près 40 000 chocs dans les creux, les vagues. Sur la mer des Caraïbes, en revanche, nous avons eu la chance de bénéficier d’une météo plus simple, pas trop tordue, pour ne pas se laisser prendre pour conserver notre avance. »

Les doutes
Adrien : « Deux jours après le passage des Açores, j’ai passé une très mauvaise journée. J’ai vraiment cru, quand nous nous sommes empétolés, que nous avions fait - comme cela m’est déjà arrivé - la grosse bêtise irrémédiable de la transat et que nos espoirs de victoire nous filaient entre les doigts. »
Tanguy : « En mer de Caraïbes, nous avons moins douté. Même si je n’ai plus beaucoup d’ongles, la météo nous était favorable et peu propice aux coups tactiques et aux attaques : nous avons donc contrôlé. »

Là où s’est jouée la victoire

Tanguy : « Elle s’est jouée à deux moments, avant et après le passage des Açores. Nous nous sommes alors à chaque fois positionnés plus au sud. Plutôt que nous appuyer sur les routages à 3-4 jours, nous avons privilégié une vision à plus long terme : tant sur le plan de la météo que pour nous préserver, ménager le bateau et ne pas prendre le risque d’aller au casse-pipe dans le gros des dépressions au nord. C’est comme ça que nous avons perdu 90 milles en plongeant au sud pour reprendre 100 milles le lendemain. Nous avions même marqué des mots à bord : vouloir le sud et protéger le sud…»

Les meilleurs moments de navigation
Adrien : «  Paradoxalement, c’est la baston. Je suis content d’avoir vécu ces moments de mer, d’avoir vu ces conditions dantesques et de les avoir traversées. C’est bizarre, tu dois te faire violence, tu ne sais pas très bien ce que tu fais là. Heureusement que nous étions en double et à deux avec Tanguy pendant ces fortes tempêtes à répétition. Cela reste une sacrée expérience. »

La navigation à deux
Adrien : « J’avais un peu peur de re-naviguer en équipage après une saison de solitaire. Mais tout c’est très bien passé, dans la confiance. C’est l’occasion pour moi de remercier Tanguy et ses partenaires de m’avoir offert cette chance de disputer la course. »
Tanguy : « Avec Adrien, nous nous sommes vraiment bien entendus. Nous sommes amis, mais n’avions jamais navigué ensemble. Nous avons donc préparé cette course en conséquence et Adrien s’est vraiment bien impliqué. Le fait d’être jeunes nous a peut être aidés à avoir la niaque tout le temps : nous avons pris toutes les décisions en commun et maintenant, nous allons vraiment savourer cette victoire ensemble. »

Les qualités et défauts ?
Tanguy : « Adrien a du mal à ne pas beaucoup dormir et il s’est beaucoup plus reposé que moi ! Ceci dit, cela nous a sans doute permis de rester lucides et d’éviter d’avoir trop de coups de mou. Au-delà, il a de réelles compétences en analyse météo dans toutes les conditions et j’ai beaucoup appris à ses côtés tout au long de cette transat. »
Adrien : « Tanguy est parfois trop optimiste : il pense toujours que tout va bien se passer et que cela va le faire. L’avantage, c’est que cela permet de beaucoup simplifier les choses à bord. »

La suite
Tanguy : « Cela fait deux ans que je navigue sur le bateau et le projet arrive à sa maturité. Cette année, nous avons déjà gagné le Fastnet et bien marché au Mondial. La suite immédiate, c’est bien sûr la Route du Rhum et cette Solidaire du Chocolat a constitué une formidable préparation en vue de cette échéance. »
Adrien : « Je repars sur une saison Figaro et surtout je crois que je vais reprendre la course à pied, ça me démange ! »

Parcours théorique de 5000 milles parcourus en 26 jours 16 heures et 35 minutes à la vitesse moyenne de 7,8 nœuds

Ecoutez et enregistrez l’interview des vainqueurs à leur arrivée en cliquant ICI (sons libres de droit pour la presse)



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