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Solidaire du Chocolat - 1ère Transat Solidaire à la voile entre la France et le Mexique
>> Flash info : Victoire de Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy (Initiatives - Novedia) en 26j 16h 35min

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21/11/09
Arnaud Aubry (Adriatech) à son arrivée à Progreso

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09/11/09 Miranda Merron (90 - 40 Degrees) barre en Mer des Caraïbes - © Solidaire du Chocolat Les tropiques dans toute leur splendeur. D'un bout à l'autre de la flotte, quinze équipages de la Solidaire du Chocolat goûtent aux extrêmes de ces latitudes où l'incertitude l'emporte toujours. En tête, Initiatives-Novedia (De Lamotte-Hardy) caracole toujours dans un flux de nord-est d'une quinzaine de noe uds. Dans son sillage, Telecom Italia (Soldini-D'Ali) et Cheminées Poujoulat (Jourdren-Stamm) régatent en mode match-race dans un mouchoir de moins d'un mille : ils livrent un duel d'une intensité rare après trois semaines de course qui n'a pas fini de tenir les terriens en haleine. Plus en arrière, de la mer des Caraïbes aux grands espaces océaniques, les duos composent avec des conditions très aléatoires qui servent, c'est selon, de copieux grains ou de sournoises zones de petits airs. Pas de répit qui tienne ! Les riches toujours plus riches dans des conditions favorables, des retardataires qui encaissent et perdent chaque jour un peu plus de terrain : depuis que les premiers ont rejoint la mer des Caraïbes, la flotte s’est divisée en trois groupes : les trio de tête, les quatre bateaux à ses trousses dans ces eaux propices à tous les rebondissements, et les huit autres équipages qui progressent encore sur le grand océan.

Faites votre tiercé

En tête, les trois premiers échappés semblent bien décidés à jouer un podium à trois. Dans quel ordre ? Il reste bien  évidemment 1 000 milles dans des conditions somme toute incertaines au regard de la zizanie que promet de semer une dépression tropicale, dénommée Ida, qui évacue actuellement la péninsule du Yucatan par le nord-ouest mais promet de semer quelques bulles sans vent sur le parcours de ces trois protagonistes. Si l’on en croit l’adage de la course au large selon lequel « être devant, rend intelligent », Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy, qui montrent combien la valeur n’attend pas le nombre des années, savent trop bien qu’ils n’ont aucun droit à l’erreur. Le moindre faux pas sur la route de Progreso risquera toujours d’être sanctionné par un retour en force de leurs poursuivants rompus à l’art de la régate qu’il tempête ou qu’il pétole. Les duos de Telecom Italia et de Cheminées Poujoulat, à vue, au contact, naviguent bord à bord après trois semaines de course. Dans ce contexte de compétition exacerbée qui focalise tous les regards, ils tirent forcément le meilleur de leur bateau, parés à attraper la moindre occasion de venir chambouler la hiérarchie provisoire donnée par les classements. De quoi en tout cas leur permettre de croire que le petit matelas de 110 milles confectionné pas les jeunes skippers d’Initiatives-Novedia peut encore fondre comme neige au soleil sous ces latitudes tropicales où tout est permis. Pas de statu quo sur l’eau qui tienne au large de la République Dominicaine, d’Haïti ou encore de la Jamaïque qui se rapproche des étraves. Faites votre tiercé, rien ne va plus ! 

Du côté des « Atlantistes »
Dans les sillages de ce trio de tête progressent quatre équipages qui ont déjà rejoint la mer des Caraïbes : Cargill MTTM (Seguin-Tripon), Palanad II (Wright-Brennan), Desafio Cabo de Hornos (Cubillos-Bravo Silva) et 40 Degrees (Harding-Merron). Avec un retard par rapport aux premiers qui se mesure de 300 à 500 milles, leur vitesse de progression sur l’eau suit leur place dans les classements. Preuve qu’ils naviguent dans des conditions qui favorisent les premiers. Ca creuse par devant alors que le flux de nord-est, qui gonfle les spis et oblige à multiplier les empannages, se renforce par l’ouest.
Pour les « Atlantistes », la note est encore plus salée. Sous l’influence d’une formation orageuse avec son lot de grains à moudre, les équipages vivent des heures électriques. Il y a de l’orage dans l’air en approche de l’arc antillais qui sème le trouble et souffle un grand vent d’incertitude. Sollicités à la manœuvre pour adapter la voilure aux variations brutales du vent, des filets d’air aux violentes bourrasques, les hommes ne ménagent pas leur peine pour sortir leur sillage de ce jeu à haut risque. Vivement donc la porte de Saint-Barth qui marque la fin d’une longue traversée et le début d’un tout autre parcours le long des côtes et au fil des îles jusqu’à Progreso.
Après l’équipage Finlandais de Tieto Passion (Rompannen-Ohman), contraint à l’abandon après avoir constaté une importante fissure dans leur puit de quille, et qui a rallié port Gustavia hors course, c’est au tour des deux complices de Groupe Picoty (Fournier-Criquioche) d’être attendus, dans le courant de la nuit prochaine au large du Pain de Sucre. Il leur restera néanmoins 1 500 milles avant de goûter aux saveurs tropicales terrestres sur la péninsule du Yucatan. Sacrée Solidaire du Chocolat !




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